Lycée François Truffaut

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Rue Georges Pompidou - 91070 Bondoufle

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Contributions au journal du Goncourt des lycéens

Publié le 11 janvier 2018 par le Webmaster

Les élèves ont participé au journal du Goncourt des lycéens en soumettant des contributions au comité de rédaction.

Un journal en ligne

Le Journal du Goncourt des lycéens est un journal numérique qui illustre l’aventure du Goncourt des lycéens pour les classes participantes au prix. Les articles sont rédigés par les élèves des différents lycées.

Cette année, le comité de rédaction est constitué par les élèves de la classe de 1ère L du Lycée Brocéliande de Guer, dans le Morbihan.

Pour consulter le journal : Journal du Goncourt des lycéens

Articles soumis par les élèves de la classe

Présentation du lycée François Truffaut

Une façon originale de se présenter ? La classe de 1L du lycée François Truffaut, à Bondoufle dans le 91, l’a fait ! Sous forme d’un petit poème les élèves se présentent !

Nos chemins se sont croisés
En cette année de créativité
Une année d’imagination
Qui nous réunit dans la passion
Une petite minorité
Qui a soif de liberté
Quelques uns avec de l’ambition
Et d’autres de la passion
Des caractères bien trempés
Pour réussir avec fierté
En cette année de palpitation
Une classe qui demande de l’attention
Nos chemin se sont croisés
Nous voilà déterminés.

Fatima, Chamsédine et Sullivan

Critiques sur La disparition de Joseph Mengele d’Olivier Guez

Le retour à zéro d’un médecin tortionnaire allemand

Fatima Y. du lycée Truffaut (Bondoufle) a trouvé La disparition de Joseph Mengele difficile à lire.

La vie d’un médecin SS qui veut fuir son passé où il torturait de nombreuses personnes et recommencer sa vie à zéro tout en étant traqué, qui ne connaîtra plus de répit.

Olivier Guez est né en 1974 à Strasbourg et est un écrivain et journaliste français. Il est l’auteur de nombreux livres tels que La Chute du mur, Eloge de l’esquive, L’impossible retour : une histoire des juifs d’Allemagne depuis 1945…

Dans le roman La Disparition de Josef Mengele, il nous parle d’un médecin SS qui va essayer de recommencer sa vie à zéro car la Seconde guerre Mondiale est terminée. En 1949, Josef Mengele arrive en Argentine, il se cachera derrière de nombreux pseudonymes pour pouvoir échapper au monde entier qui veut oublier les crimes nazis. Il connaîtra une traque impitoyable pour qu’on ne découvre pas sa véritable identité. Il réussit à s’échapper pendant trente ans mais finira par mourir de façon assez mystérieuse sur une plage en 1979. Dans ce roman, on se demandera comment il a pu échapper au monde pendant trente ans, comment il est mort. Ce roman met en avant l’odyssée d’un homme en fuite qui veut oublier son passé.

La manière dont ce roman aborde ses thèmes principaux est très précise. Mis à part le fait que l’auteur donne beaucoup de détails, ce roman n’a rien de spécial pour le faire ressortir parmi d’autres romans, sauf peut-être son sujet qui peut intéresser.

Ce roman ne m’a absolument pas plu, car il comporte beaucoup trop de détails ; tellement de détails que j’ai dû recommencer ma lecture environ toutes les trois pages. Dans ce roman, on peut aussi retrouver des enchaînements de prénoms, de lieux… mais cette fois-ci sans aucun détail, ce qui fait que le lecteur est perdu. Dans certains passages, l’auteur a listé plus de six à sept personnes sans aucune précision. Le sujet de ce roman, le récit de la traque d’un homme qui veut échapper à son passé et à la mort, est assez intéressant mais une fois que j’ai commencé la lecture, il a perdu tout son intérêt.

Malgré le choix du sujet de ce roman, il ne m’a pas convaincue, ce qui m’a poussée à abandonner ma lecture car je me perdais beaucoup trop et je ne savais même plus de quoi parlait ce livre.


Une disparition très intéressante

Pour Andréa du lycée Truffaut, La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez est très intéressante malgré les passages difficiles sur les monstruosités du personnage.

Olivier Guez est né en 1974 à Strasbourg et il est journaliste et écrivain. Il a écrit deux romans : Les Révolutions de Jacques Koskas, publié en 2014 et qui parle d’un homme juif, Jacques Koskas qui mène une vie de looser et qui rêve d’aventures, ce livre raconte ses épopées. Il a aussi écrit La Disparition de Josef Mengele, publié en 2017, qui parle du médecin tortionnaire d’Auschwitz et de sa fuite en Amérique du Sud.

La Disparition de Josef Mengele se déroule sur fond d’après-guerre (après 1945), nous voyons la vie fugitive de Josef Mengele en Argentine, au Paraguay et au Brésil, sous le point de vue interne car le roman raconte l’histoire à travers les yeux d’un seul personnage : Josef Mengele, et il fait ressortir ses sentiments et ses émotions. Le livre trace l’histoire de l’ange de la mort qui quitte l’Allemagne en 1949 ainsi que d’autres nazis en direction de l’Argentine sous Peron. Après trente ans de cavale, il est retrouvé mort noyé sur une plage, au Brésil. L’auteur a voulu dévoiler la vision d’un monstre de la seconde guerre mondiale à propos de la chasse des nazis, et donc accentuer et montrer jusqu’où peut aller la cruauté et la méchanceté chez un homme.

Je trouve ce roman très intéressant, car les éléments cités dans ce texte sont historiquement corrects, mais j’ai eu l’impression de lire un roman fictif, car il ne s’agissait pas d’un genre de documentaire, mais de l’histoire d’un personnage. Ce qui m’a permis de ne pas décrocher, tout en apprenant l’histoire de Josef Mengele, ce que j’ai trouvé très original. De plus, j’ai trouvé intéressant de se mettre sous le point de vue du nazi, car pour lui il ne méritait pas d’être traqué, et selon lui il a bien agi en envoyant des milliers d’hommes dans les chambres à gaz.

Malgré tous ces aspects intéressants, j’ai failli arrêter ma lecture car j’ai été dégoûtée, notamment quand le personnage de Josef Mengele raconte les expériences qu’il a faites à Auschwitz, le pire est que cet homme raconte ses exploits avec fierté et sans regrets (il a fait bouillir un père bossu et son fils, et un pauvre déporté juif, pensant qu’il s’agissait de viande animale, a mangé de la chair humaine) ; voilà pourquoi j’ai failli arrêter ma lecture.

Je trouve ce livre intéressant, et si j’avais pu changer le livre, j’aurais retiré quelques détails qui peuvent dissuader le lecteur de continuer sa lecture.

Critiques sur Summer de Monica Sabolo

Une histoire décevante

Logan V. du lycée Truffaut (Bondoufle) n’a pas aimé Summer, elle explique pourquoi... d’accord ou pas d’accord ?

Monica Sabolo est née le 2 juillet 1971 à Milan, en Italie, c’est une journaliste et écrivaine française. Elle remporte le prix de Flore grâce à son roman autobiographique Tout cela n’a rien à voir avec moi. Ses œuvres sont Le Roman de Lili, Jungle, Tout cela n’a rien à voir avec moi, Crans-Montana et enfin Summer.

Voici maintenant une présentation du roman Summer. Summer a dix-neuf ans, elle est blonde, et elle disparaît lors d’un pique-nique au bord d’un lac Suisse. Vingt-cinq ans plus tard, son frère Benjamin ne parvient plus à avancer dans la vie, bloqué par le souvenir de cet été et par cette disparition inexpliquée. La question soulevée par ce roman est : comment vit-on avec les fantômes ? Le roman aborde ses thèmes principaux en écrivant des souvenirs dits par son frère qui raconte tout son passé avec sa sœur Summer en nous dévoilant des flashbacks. Ce qui fait son originalité, c’est qu’on ne nous raconte pas tout de suite la cause de sa disparition, mais qu’on nous montre les souvenirs de son frère Benjamin. Personnellement, j’avais pensé que Summer serait la narratrice, qu’elle raconterait son histoire, mais ce n’est pas le cas dans ce roman. Selon moi, ce roman n’est pas réussi car l’auteure ne va pas droit au but en ce qui concerne la disparition de Summer, et il y a beaucoup trop de descriptions, ce qui peut lasser le lecteur, ce qui a été mon cas. Pour moi, ce sujet n’est pas bien traité car j’aurais voulu que Summer soit la narratrice de son roman, et non son frère cadet Benjamin parce qu’elle aurait pu nous raconter son expérience, et le roman ressemblerait donc à un témoignage, une histoire vraie, ce qui rendrait la lecture plus intéressante. À mon avis, ce n’est pas un bon roman ; le sujet est bien choisi, mais il est mal formulé. Enfin, je trouve que l’histoire n’est pas bien terminée, la fin n’est pas bien définie, car le livre s’achève par la rencontre entre Summer et son frère, sans nous montrer les retrouvailles, alors que j’aurais voulu voir comment se sont déroulées leurs discussions.

Pour conclure, ce livre m’a horripilée car je me faisais une autre idée du roman en en lisant le résumé.


Une histoire bouleversante

Romane S. du lycée Truffaut a aimé Summer de Monica Sabolo.

Vingt-cinq ans après, Benjamin enquête sur la disparition de Summer, sa grande sœur.

Monica Sabolo, l’auteure de Summer, est née le 2 juillet 1971 à Milan, en Italie.
Aujourd’hui, elle est une journaliste et écrivaine française.

Le roman Summer de Monica Sabolo nous raconte l’histoire de Summer, une adolescente de dix-neuf ans qui disparaît lors d’un pique-nique au bord du lac Léman. Personne ne sait où elle est passée, ce qui laisse ses parents, et surtout son frère cadet, Benjamin, dans une grande détresse.

Benjamin, vingt-cinq ans après la disparition de sa sœur, est encore submergé par le souvenir. Il se remémore tous les souvenirs de sa sœur, jusqu’à être capable de la voir apparaître dans ses rêves.

Ce roman aborde les thèmes de la famille et du quotidien, qui sont des thèmes qui m’intéressent beaucoup.

L’histoire est racontée du point de vue de Benjamin, le petit frère de Summer : c’est le narrateur.

Ce qui fait l’originalité de l’écriture de ce roman, ce sont les différents flashbacks que nous pouvons rencontrer pendant notre lecture : ils correspondent aux souvenirs que se remémore Benjamin quand sa sœur était encore présente.

Quelques fois, à cause de ces nombreux flashbacks, je me perdais dans le temps à certains passages, mais cela m’a également permis de me mettre dans la peau de Benjamin, qui lui aussi est perdu, dans ses souvenirs : on rentre facilement dans l’histoire.

J’ai bien aimé ce roman, je trouve qu’il est très touchant. J’ai ressenti beaucoup de compassion et de tristesse envers Benjamin, qui souffre énormément de la disparition de sa grande sœur. C’est une histoire bouleversante.

J’ai apprécié le fait que toute l’histoire de ce roman se passe autour d’un mystère, qui est la disparition de Summer, et que l’on apprend toute la vérité et on comprend tout lors du dénouement de ce livre.

Selon moi, Summer, de Monica Sabolo, est un roman réussi, à la fois entraînant et bouleversant.

Critique sur L’art de perdre d’Alice Zeniter

Trois vies en un roman

Dilan C. du lycée Truffaut (Bondoufle) a lu L’Art de perdre d’Alice Zeniter.

Alice Zeniter est née en 1986. Elle a publié quatre romans dont deux qui ont reçu plusieurs prix. Elle est dramaturge et metteuse en scène.

L’Art de perdre aborde le sujet de l’immigration, ce roman retrace le passé d’une famille Algérienne durant la guerre d’Algérie. À travers Naïma, qui ignore tout de ses origines, on découvre la vie de son grand-père, de son père, et la sienne aujourd’hui.
Le roman aborde ces différents thèmes en nous les faisant regarder de plusieurs points de vue précis. Par exemple, on voit la guerre d’Algérie à travers Ali, un kabyle considéré comme un harki ; mais en lisant son histoire on voit que cela va plus loin que les préjugés qu’il peut y avoir sur les harkis ; puis Hamid, un adolescent qui doit s’intégrer dans une société où le regard qu’on lui porte dépend de ses origines. Et pour finir Naïma qui ressent ce vide dû à l’ignorance de ses origines.

J’ai trouvé cela très original, ce sont des points de vue très intéressants et importants.
Je trouve ce roman réussi, j’ai aimé cette lecture, elle m’a permis d’en comprendre plus historiquement, mais aussi moralement. Il y a aussi eu certains moments où j’ai pu me retrouver dans le personnage de Hamid. Le sujet est bien traité, on a une vue globale sur tout, à la fin je n’avais plus de questions à me poser.

Dans ce roman, on découvre plusieurs vies différentes mais qui sont très liées par ces différences.

Critique sur Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud

Un loup pour l’homme, une guerre pour un pays

Elise B. du lycée Truffaut, Bondoufle (91), a aimé le roman de Brigitte Giraud.

L’auteur, Brigitte Giraud, née en 1960 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie, est une écrivaine française, qui publie des romans et des nouvelles. Son livre Un loup pour l’homme a été sélectionné pour le prix Goncourt. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de pays.

Le roman Un loup pour l’homme raconte l’histoire d’Antoine, un soldat parti en Algérie pour la guerre qui devient un infirmier, comme il le souhaitait. Sa femme Lila le rejoint là-bas sans le gêner dans son objectif qui est d’aider Oscar, un soldat amputé qui refuse de parler. L’intrigue se déroule autour d’une question qui obsède Antoine, comment Oscar a-t-il perdu son mollet ?

Le roman insiste sur l’ignorance des soldats infirmiers qui ne se rendent pas vraiment compte de la menace qui les guette malgré les horribles blessures qu’ils ont à soigner. Tout comme Antoine, nous ne sommes pas informés de la situation et de la raison de leur venue en Algérie, comme les citoyens français. La guerre a l’air donc moins violente et moins présente, surtout avec l’idéalisation des paysages magnifiques d’Algérie, décrits comme une carte postale, comme si Lila et Antoine étaient partis en vacances. Le sujet de la guerre est donc traité en douceur malgré quelques passages qui nous prouvent sa violence.

Je pense donc que c’est un roman réussi, je l’ai trouvé simple à lire, il est assez court mais efficace. L’idéalisation des paysages donne envie d’y voyager. L’amitié entre Antoine et Oscar est forte et touchante, malgré la dure réalité de la guerre, ce roman laisse de bonnes impressions.

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