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2011-2012 : Antigone-s

Publié le 10 octobre 2012 par le Webmaster

D’après la pièce Antigone de Sophocle dans la traduction de Florence Dupont (Editions de L’Arche) et le roman Antigone d’Henri Bauchau.

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Origine du projet

En octobre, nous faisons une improvisation à partir d’une photographie illustrant la couverture d’un quotidien français : un jeune homme du groupe des Indignés, à Wall Street, la bouche bâillonnée par un billet de banque tagué du mot "OCCUPY". Peu à peu, nous nous posons la question de la contestation :

"A quoi tu dis NON aujourd’hui ? Pour quoi pourrais-tu entrer en résistance ? Occuper les lieux ? Transgresser un interdit ? "

De là naissent leurs Antigones. D’une tragédie d’hier, celle de Sophocle, d’une épopée contemporaine, celle d’Henri Bauchau, et dans les deux cas, d’un cri qui résonne ici et maintenant, et qui cherche un écho en chacun d’eux. Un cri qui vient questionner la justice, la liberté, le poids de l’individu face à la machine du pouvoir.

"Il y a une colère, une étrange et brusque fureur qui grandit en traversant mon corps et va produire un cri. Le cri d’un enfant enfermé, qui entrevoit l’existence de la clarté."

Antigone -­‐ Henri Bauchau

Sophocle et Bauchau...

Chez Sophocle, tout commence par la fin...

La fin du règne de deux frères, Etéocle et Polynice, fils d’Œdipe et frères d’Antigone, qui se sont entretués pour le pouvoir, la fin d’une guerre menée sans merci, la fin de la violence dans une ville dévastée, affaiblie, et pourtant...

Quand Créon, nouveau chef de la cité, interdit d’enterrer Polynice, qu’il considère comme traître à sa patrie, Antigone refuse l’ordre et se révolte. La tragédie commence là, mais la fin est annoncée dès les premiers vers, inévitable. Antigone sait qu’elle va mourir.

Elle enfreint la loi et Créon la condamne à être emmurée vivante. Aussi inflexible que sa nièce, Créon va lui aussi courir à sa perte : son fils Hémon, amoureux d’Antigone, puis sa propre épouse, Eurydice, se suicident.

Chez Bauchau, nous découvrons ce qui se passe avant...

Le périple exalté d’une Antigone qui contre toute prudence revient à Thèbes pour empêcher la guerre entre ses frères...

Le spectacle de l’option

Nous avons retenu du mythe l’affrontement de deux voix...

Celle d’Antigone et celle de Créon. Chacune, obstinée, obéit à sa propre loi.
Pour Antigone, c’est une loi intime et ancestrale, familiale, qui exige que l’on recouvre de terre le corps d’un mort qui vous est cher.
Pour Créon, il s’agit d’imposer de manière absolue sa loi de Chef d’État et le maintien de l’ordre public.
Et puis il y a la voix d’Hémon, qui par amour et sagesse trouve la force de tenir tête à son père.
Chacun a ses raisons, et c’est parce que chacun défend ses arguments jusqu’à la mort, qu’il y a tragédie.

Une course, un cri...

Un cri qui sera traversé par un chœur... la communauté d’acteurs qui raconte cette histoire. Des musiciens, entre public et acteurs, qui accompagnent le NON ; un peuple qui se bat ou qui a peur ; un staff qui sert le pouvoir en place, Créon, jusqu’aux médias corrompus à une société totalitaire et trois Antigone qui portent trois moments clés de son chemin : sa décision, son procès, son sacrifice pour la paix.

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